Le salon de Balder

L'écriture comme un chemin pour s'éloigner des évidences. Un peu de littérature, un peu de philosophie et beaucoup de mots, les miens et les mots de ceux que j'aime. A partager sans modération.

21 juillet 2008

Djalk

Traversee6

Prao.
Non Djalk.
Comme on dit Vie !
Comme on dit gondole…
Comme ce vent qui claque, qui se dit en ak,
Balayant en griffes, griffant mon paletot
Serpentant entre les dunes, je poursuis, ensablé, mon ravitaillement d’images.
Près de la ligne où l’on envisage midi comme un crépuscule.
Nord.
Étalage de lumières difficiles à appréhender.
Reconnaissance d’une possible existence terrestre,
puisque au-dessus de l’eau, par endroits,
il y a nous,
les terriens, les sémaphores imperceptibles.
Fragilité de mes ressources à séparer, le ciel, de l’eau, de la terre.
De l’eau, de la terre, du ciel,
Rives latérales, dérives latérales, c’était senti, facile.
Mais le vent prend la voile,
C’est la saillie saline d’une idole nordique
qui depuis les vikings, dépucelle les mers.
Dans son ventre grossit, gestation d’un voyage,
vers un autre ressac.
Un quart de minute transformé en brouillard,
Maelstrom imprévisible, tourbillon qui nous allonge
Moment d’absence dans une nebka, prise dans la nébuleuse
Entre la terre et le ciel, quelque part près de L’Ijsselmeer.
Et lorsque les yeux retrouvent leurs usages,
Le Djalk a disparu vers un autre rivage.

Balder

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14 juillet 2008

En travers

Juste avec ce qu'il faut de suprématie sur la troublante sensation de déséquilibre.
Un point ou s'accrocher.
Rester un indice encore un peu flou et entrevoir entre les tuyaux, l'inertie d'un dépouillement.
La cruauté fantaisiste d'un ingénieur des ponts et chaussées, purgeant sa tête des subterfuges expertisés propices à rendre fou le plus sage des ouvriers.
Et pourtant dans cette valse immobile horizontale, chacun joue sa partition sous son casque sans qu'aucun éclair de supplice ne transparaissent dans ce concerto pour orgues allongées.
L'inadapté géométrique que je suis en reste confit sur le pavé.

Balder

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Posté par Balderine à 15:08 - MOTS EN IMAGES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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