30 juin 2008
Découper pour construire
Entre les lignes. Mots qui font briques, mur symbolique et devant le pied de la montagne la rivière des futilités répand son abondant catalogue d'images. Mais est-il absolument nécessaire que le monde soit l'image de quelque chose?
Pluie de cendres, approche silencieuse des volumes du volcan à la tombée d'une étoile, entre l'aube d'un jour et la fuite insensée d'une ligne symptomatique de l'aliénation des hommes par le temps.
La caravane étale son cortège de sacs à dos et de sommeil encore prisonnier dans les yeux des marcheurs et dans la vague systolique des corps en mouvements n'existent plus que les battements des cœurs dans les échos de la lave et du magma.
C'est terrestre la marche, cette cadence des racines qui tissent de nouvelles trames sur les flancs découpés d'humains. La noirceur tavelée prends l'air d'une mosaïque mouvante affichant sa convoitise pour les sommets et lentement nous avançons dans les fumées de la terre.
BALDER
