Le salon de Balder

L'écriture comme un chemin pour s'éloigner des évidences. Un peu de littérature, un peu de philosophie et beaucoup de mots, les miens et les mots de ceux que j'aime. A partager sans modération.

04 juillet 2008

CHARLES BAUDELAIRE

Victor Hugo

Depuis bien des années déjà Victor Hugo n'est plus parmi nous. Je me souviens
d'un temps où sa figure était une des plus rencontrées parmi la foule; et bien des fois je me suis demandé, en le voyant si souvent apparaître dans le turbulence des fêtes ou dans le silence des lieux solitaires, comment il pouvait concilier les nécessités son travail assidu avec ce goût sublime, mais dangereux des promenades et des rêveries. Cette apparente contradiction est évidement le résultat d'une existence bien réglée et d'une forte constitution spirituelle qui lui permet de travailler en marchant, ou plutôt de ne pouvoir marcher qu'en travaillant. Sans cesse, en tous lieux, sous la lumière du soleil, dans les flots de la foule, dans les sanctuaires de l'art, le long des bibliothèques poudreuses exposée au vent, Victor Hugo, pensif et calme, avait l'air de dire à la nature extérieure: "Entre bien dans mes yeux pour que je me souvienne de toi."

L'art romantique: Sur quelques-uns de mes contemporains

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27 juin 2008

RENE CHAR

La seule liberté, le seul état de liberté que j'ai éprouvé sans réserve, c'est dans la poésie que je l'ai atteint, dans ses larmes et dans l'éclat de quelques êtres venus à moi de trois lointains, celui de l'amour me multipliant.

Riche de larmes

Extrait de Eloge d'une soupçonnée

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