Le salon de Balder

L'écriture comme un chemin pour s'éloigner des évidences. Un peu de littérature, un peu de philosophie et beaucoup de mots, les miens et les mots de ceux que j'aime. A partager sans modération.

02 octobre 2009

Tirer le rideau

P150809_06

En dévalant le Faubourg Saint Antoine, les pieds repus de granit, des dentelles effritées de l'ancienne citadelle, l'enfant regardait la ville entre les flammes de ses yeux. Il était en fuite vers le souterrain insomniaque, sirotant la pente bleu décorée de ce souffle qui maintenant le dépassait, lui l'étoile filante des trottoirs de Bastille en route vers un étage, un quartier décoré comme un bateau lavoir.
Vient lui dit elle, vient nous irons à rebours chercher sur l'étagère d'autres choses à pourfendre dans ces soleils d'hiver couvert de ce vernis aux aspects atomiques, encyclique nébuleuse jetée sur la beauté.
Carrefour d'automne en fin d'après midi, crudités sur le pare brise d'un champ magnétique, elle avançait nue dans l'ellipse de la raison et l'enfant courait derrière ses chairs abandonnées à nos regards. Nous étions vingt, nous étions mille, nous étions les autres accrochés à nos yeux de merlans imperméables, nous cachant sous l'asphalte, comme pour ne pas nous en apercevoir.
L'enfant à lâché la main au feu rouge parlant, puis il à traversé un autobus pour laisser son ancienne vie seule sur le trottoir et nous avons pris nos tickets d'automates pour migrer vers le vide de cette disparition.

Balder

Posté par Balderine à 20:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


« Accueil  1