Le salon de Balder

L'écriture comme un chemin pour s'éloigner des évidences. Un peu de littérature, un peu de philosophie et beaucoup de mots, les miens et les mots de ceux que j'aime. A partager sans modération.

04 janvier 2009

C'est toujours plus clair le dimanche

130006_paris_l_aquarium_et_le_chien_rue_pirandello
Rue Pirandello, tout va bien.
Est-ce là les personnages toujours en quête de cet auteur? Je ne sais pas.
Je ne vois que la dame et les poissons qui veillent par leur invraisemblance à mélanger le décor.
Le chien lui il les cherche, les poissons.
Il se demande par ou arrive l'eau et la dame hésite encore à franchir la ligne bleue, ce qui est compréhensible à son âge.
Non je fais fausse route, je crois que c'est son aquarium qui est rangé dans cette rue, le chien n'est qu'une peluche qui cherche des truffes urbanisées dans cette salade. Il va lever la tête et dire qu'il n'y a rien ici, la dame prendra l'aquarium pour s'en faire un chapeau. Elle deviendra la dame au petit chien d'un Tchekhov décalé sur ce trottoir de la rue Pirandello et ils s'en iront vers le métro Campo-Formio pour y quérir de l'eau avant de revenir jusqu'à la rue Pirandello.
C'est beaucoup de O qui flottent dans les mots et de mots qui flottent sur les eaux
Dans cette rue le O c'est l'Oxygène, celui de l'école nationale de chimie et de physique je crois, puisque les deux font la paire depuis le collège je ne vois pas pourquoi la nation s'en priverait.
Voila ma réponse est ici. C'est une expérience en cours, la dame et le chien sont en fait des poissons qui attendent de redevenir poissons, pour cela il ne faut surtout pas dépasser la ligne bleue, sinon impossible de rejoindre l'aquarium.
Leur vie deviendrait alors une errance infinie entre la place d'Italie et l'école de chimie. Et dans le quartier c'est pas vraiment la fête, pour une dame et un petit chien.
Le chien cherche l'interrupteur pour appeler l'ascenseur liquide et le photographe à appuyé sur le déclencheur au bon moment. Cinq secondes plus tard et c'était cinq poissons dans le bocal.

Ubu s'est endormi sur les bords de la Seine, des silures fluorescents ont parcourus ses rêves de dégazages incandescents au large d'Ivry, les quais de son sommeil se sont couverts de mousse carnivore qui à lentement dévorée les trottoirs et les restes des passants.
Nous, assis dans la bouche de cet égout nucléaire, attendions que le rêve s'achève. En soufflant des flammes sur nos anciennes maisons nous regardions fleurir les aquariums sur nos têtes et il pleuvait ce jour là, ah! ah!

La photo est de Gérard Laurent je m'excuse déjà auprès de lui d'écrire sans filet autour de ses images, mais c'est parce que j'aime bien ses images.

Posté par Balderine à 17:26 - ECRIRE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


03 janvier 2009

absurdus jacta est

Des plumes et du goudrons sur les autres terrasses. Chacun est là ce soir assis à la table de l'autre vie; Pleurs cris, rythmes encrassés de poumons, de vertèbres déplacés, de dentiers ornementaux ruisselant de nicotine alors les suburbains répondent aux surhumains dans un désordre blasphématoire.
Regardez les œillets qui brûlent dans la cheminée, d'ici on les voient bien qui se dérobent, ils sont ternis maintenant, ils font les ombres. Une décadence nouvelle est enregistrée dans le grand programmateur. Tant pis pour les réticents, les tendus de l'apocalypse, les farfadets sont à l'abri, les réserves sont pleines de mandragores et tous se jettent dans le nouveau regard de la nouvelle année. Il était resté en dehors de ça depuis les dernières avalanches, il était presque debout, remis à niveau et tout à coup la manivelle, soudain le ressort qui se dit prêt à mordre.
A mordre une bougie, à exhiber chacun sa route, son pavillon de complaisance.
Pan! pan! et plouf dans l'Eure monte dans le train trois contrôleurs que l'on dit muette les mènent ailleurs sans queue ni tête balle en plein cœur.
(Non mais voila trois semaines de méthode et après c'est le bordel total on dirait la démocratie à la française, bon  pas grave c'est fait pour ça ici alors je poursuis la chanson de l'automate névropathe.)
Mais quoi la chanson?
Le bonsaï oui! Il est velu le principe avec ses élucubrations mais qui à pris le gouvernail à la dernière lune?
Nous l'avions pourtant bien rangé entre les hospices de la crucifixion et l'esplanade des trépanés. Donc il doit en rester des traces, des odeurs.
Ah le voici! Ouh!!! Mais je vois venir vous avec vos signifiants, vos signifiés, vos analogismes grammaticaux et vos syntaxes exigeantes...ce n'est plus l'heure de se répandre mais plutôt l'heure de se détendre, de lâcher un peu la plume pour ne pas finir en goudron.

Posté par Balderine à 20:33 - ECRIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1