Le salon de Balder

23 mars 2014

Commerce équitable

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Il est tombé debout d'un toit dégarni, ses yeux, après plusieurs tours dans la poche trouée d'une graine de lune, n'ont pas tenus longtemps avant de réclamer, leurs apparitions.

Ce jour là, dans la taverne bleue des rancoeurs écarlates, l'homme s'est résorbé en visitant l'abîme. Négociant son désordre contre le souvenir des pièces jaunies qui n'existaient déjà plus en ce temps-là.

Ce fut pour lui le temps de prendre l'air, de remonter en avant de l'amont..

Son verre racontait des histoires trop usées, mais il soufflait dans ses notes suffisamment de vent pour s'extraire à cloche-pied des vieux précipices.

Une manquante endimanchée, postulat au guichet des noces salvatrices.

Celles qui ne durent qu'un soir.

Ils firent longue flambée des eaux vives et des délices sur la moiteur assassine des trottoirs.

Tout là-bas, dans les confins des faubourgs somnambules,

cherchant dans leur mémoire les raisons d'oublier.

La pluie s'y est mise, sur les voitures, dans les poubelles.

Claquettes dissonantes sur périmètre d'insécurité tacite.

Une main à glissé, élégante et sinistre sur la fossette aux écueils ravagés, de pâleur maligne.

L'ombre définitive des rides et des gerçures, le dos collé au mur entre deux lavabos.

Un visage opiacé teinté au vert-de-gris près du hall sans musique, d'une banque européenne.

 

Dehors plus tard.

La valse ordonnée,

la cadence des choses,

chacun gagna son cours,

à l'abri du silence

et des anamorphoses.



Balder

Posté par Balderine à 09:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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