01 avril 2009
sans savoir

La vie près du fleuve, un rien ce temps qui passe, ce matin le regard accouche ses métaphores et le pays à l'air de devenir.
Parfums qui volent entre les maisons, ou la nuit apprivoise les silhouettes.
A la peur!
Au succès!
A l'amie insolite!
Solitude inédite cachée dans le placard.
Il tremble, il bégaie, il est le sang qui tape dans les phalanges exilées, il suit le pourtour des îles creuses.
Le vide, il est déjà brûlant d'ombres rouges sous le soleil des lampes de la lucidité.
Verser un thé, couper le pain, manger à vif la vie avec les yeux de la bouche.
S'infiltrer vers cet inconnu dont parlait Gide hier soir dans ce sommeil paradoxal ou les phrases des uns traversent fulgurantes l'identité des autres assis sur le rebord.
Il faut aller vite, laisser les doigts se débrouiller tout seul, nous servir leur confiture de nuages et de cris enlacés dans un chemin sans limites.
Écrire c'est se parcourir pour essayer de naître.
Balder
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